
Une création dans l'échange
En juin 2005, à la demande du service culturel de l'Université Jean Moulin - Lyon 3 pour le volet culturel du Colloque international Les Oiseaux , organisé par le Centre d'études des Interactions Culturelles, centre de recherche en Littérature, et dans le cadre de sa résidence à Grigny (69), la compagnie Intersignes crée Chantecler , pièce pour une danseuse et deux écrans, inspirée librement de l'ouvre d'Edmond Rostand.

Chantecler - Photo Pierre Pontier
Chantecler servira de champ d'expérimentation et d'échange dans le cadre du Colloque international « Accès pour tous aux TIC, entre illusion et réalité », organisé par la Communauté de Communes Rhône-Sud et la Fondation Jacques Cartier, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes et de la M@ison des Nouvelles technologies, qui se déroulera à Grigny les 2 et 3 décembre 2005.
Un dialogue avec un chef d'ouvre théâtral
Avec Chantecler , Edmond Rostand (1868-1918) tenta, alors qu'on attendait de lui une pièce héroïque à la manière de Cyrano de Bergerac , un pari insensé : représenter sur scène des animaux, des coqs et des poules, des faisanes et des rossignols dans leur vie quotidienne. Mais un personnage se détache de la foule, Chantecler, le coq d'une basse-cour du Pays-basque, détenteur d'un secret trop grand pour ses épaules : son chant fait lever le soleil.
Rostand voulait ainsi se mettre lui-même au service de la Lumière, dans un monde qui commençait déjà à ne plus tourner bien rond, à l'approche de la première guerre mondiale. Chantecler, figure de l'homme qui se bat, qui se révolte, est aussi une figure de l'artiste qui s'interroge sur la fonction de son art face à l'atroce laideur de la réalité du monde. Quand l'artiste doute de la lumière, de son rôle, la nuit progresse...
Philippe Bulinge, spécialiste universitaire d'Edmond Rostand, compose, pour la création de la Compagnie Intersignes, un long poème où les pensées de Chantecler s'entrechoquent, accompagnent et provoquent le mouvement, créent des échanges d'énergie entre la danse et le mot.
Trouver du sens dans les poussières du quotidien, dans les détails infimes de chacune des pierres usées qui jalonnent notre monde, notre univers.
Je suis la raison qui cède, le bon sens qui déraille, le muscle qui se tend, la douleur qui envahit, et submerge, et fend, et engloutit totalement. Je suis un dernier souffle, le dernier, à peine encore suspendu dans l'air que j'ai chanté.
Philippe Bulinge.
Un dispositif scénique pour une complète pluridisciplinarité
Le dispositif s'articule autour de deux écrans, l'un en milieu de scène étant mobile, et instaure un dialogue permanent entre la danseuse et les écrans, une interactivité qui s'incarne dans les tableaux de Cézanne et de Van Gogh, qui se dévoilent, semblent naître, se peindre, au fur et à mesure que se tend la chorégraphie, au fur et à mesure que le personnage se complexifie et évolue.

Images fixes et animées se mêlent alors, effaçant les ouvres d'art que Chantecler a su faire naître, images absurdes du quotidien d'abord, puis de guerre et de destruction qui écrasent le poète-danseur. La Nuit recouvre le monde de Chantecler.
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| Durée | 22 minutes |
| Chorégraphie | Maude Bulinge |
| Scénographie et Mise en scène | Philippe Bulinge |
| Réalisation vidéo et effets spéciaux | Philippe Bulinge |
| Danseuse | Maude Bulinge |
| Musique | Philip Glass / Samuel Barber / Haendel |
| Textes | Philippe Bulinge |
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philippe.bulinge@compagnie-intersignes.com Ce document a été mis à jour le 27/08/2009
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